La radiothérapie ne devrait pas être reportée ou interrompue pendant la pandémie de COVID-19. La curiethérapie sous forme de HDR-Afterloading en fait également partie. C'est ce que rappellent l'Arbeitsgemeinschaft Radiologische Onkologie (ARO) et la Deutsche Gesellschaft für Radioonkologie (DEGRO) dans une prise de position actuelle.
Les patients atteints de cancer sont probablement plus susceptibles d'être atteints d'une maladie grave de type Covid-19 et craignent donc d'être contaminés pendant un traitement oncologique. En outre, selon le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, les interventions médicales non nécessaires devraient être reportées dans la mesure du possible. "Toutefois, les patients qui suivent un traitement oncologique ne peuvent pas le faire sans autre", constate la Société allemande de radio-oncologie. Interrompre un traitement anticancéreux, par exemple une radiothérapie, un traitement hormonal ou une chimiothérapie, ou le reporter pendant des semaines, voire des mois, peut signifier, dans certaines circonstances, risquer une rechute de la maladie tumorale.
En principe, la DEGRO estime donc que les patients atteints de cancer devraient continuer à recevoir les traitements nécessaires, qui peuvent dans certains cas leur sauver la vie. Dans certains cas, on peut toutefois envisager de modifier le régime thérapeutique (déroulement du traitement). Par exemple, chez les patients atteints d'un cancer de la prostate, il est possible de faire précéder le traitement d'une hormonothérapie médicamenteuse et de n'irradier la tumeur que plus tard. La modification de l'ordre des traitements n'entraîne pas de perte de survie et peut être utile dans la situation actuelle, afin que les patients aient moins souvent besoin de se rendre à leur traitement, indique l'avis. Dans ce cas, il est indispensable de conseiller le patient individuellement.
Parallèlement, la DEGRO conseille de prendre des mesures de sécurité accrues. Alors que la radiothérapie en elle-même ne présente pas de risque accru de contamination pour le patient, il est important, selon lui, de suivre les recommandations de l'Institut Robert Koch et des commissions d'hygiène locales, par exemple de veiller à ce que les patients respectent la distance nécessaire de 1,5 à 2 mètres avec les autres personnes et de prendre au sérieux l'hygiène des mains.
En cas de fièvre, de toux, de symptômes pseudo-grippaux ou de contact avec un patient atteint de Covid-19, il est impératif de prendre contact par téléphone avec le médecin traitant afin qu'il puisse discuter avec le patient de la marche à suivre. La protection du patient, mais aussi des collaborateurs, est ici au premier plan. Même si un patient a été testé positif au coronavirus, cela ne signifie pas nécessairement que le traitement doit être immédiatement interrompu. Les risques et les avantages doivent alors être évalués individuellement pour chaque patient, souligne la DEGRO.